Tout est annulé.
Le rendez-vous chez le dentiste, le week-end en montagne, les déplacements professionnels, congédiés sine die à une date inconnue. A quand la vague du virus aura bien voulu se retirer.
En attendant, confinés dans nos appartements, tous nos plans patiemment échafaudés sont rayés dans nos agendas.
Voilà l’avenir soudain vierge, vide, annulé. Et nous, dépouillés de toute obligation pour cause de pandémie mondiale. Toute la population du pays est bien consciente qu’une excuse pareille ne se
reproduira plus - que le moment est historique. L’Histoire a bien vu certaines dictatures tenter d’effacer le passé. Personne jusque là n’avait osé avec le futur.
On le pensait inexorable, on se trompait.
Alors bien sûr, je pense aux malades, aux familles dans l’inquiétude et à l’abnégation des soignants, mais oserais-je avouer que de se voir du jour au lendemain délesté de tout programme,
débarrassé de l’inéluctable,
tout de même,
au fond,
ça détend ?